En 1948, Aïda fuit la Palestine pour le Liban. Entre le camp de Baalbek et Beyrouth, elle subit la déchirure familiale et les traumatismes de la guerre civile. Réfugiée finalement à Paris, elle surmonte sa solitude et sa douleur en racontant sa terre natale à son petit-fils, transformant l’héritage de l’exil en une transmission mémorielle vivante.
“Mes parents étaient agriculteurs, mariam et Mohamed. le blé doré des fins d’après-midi d’été, les figues, les olives, les doigts brunis.
Ils avaient des champs, à perte de vue. Ils nourrissaient notre village et les environs. Partageaient les koussa, les badenjan, les banedorat avec les voisins et entre eux, rien. Ils ne partageaient rien. Ni leurs mots, ni leurs corps, ni leur amour”.
D’origine libano-palestinienne, Jadd Hilal est né en 1987 en France. Il réside aujourd’hui en région parisienne, où il enseigne les lettres et la philosophie.
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